Interview de stéphanie kerbarh, députée "la propreté oeuvre pour un quotidien plus sain".

Interview de Stéphanie KERBARH, Députée "La propreté oeuvre pour un quotidien plus sain".

Dans le dernier numéro (#261) de la revue SERVICES de janvier-février 2019, la Députée de Seine-Maritime Stéphanie KERBARH (LREM) donne sa vision des métiers de la propreté et des différentes actions menées par la Branche.


Vous avez eu l’occasion de rencontrer l’équipe de la FEP Nord Normandie-Picardie en novembre dernier. À l’issue de cette rencontre, quel regard portez-vous sur les métiers de la propreté ?

Les entreprises de propreté sont des acteurs majeurs auprès des clients des services publics ou privés. La réglementation hygiène et sanitaire est renforcée chaque année par de nouveaux textes afin de préserver la santé des salariés et des usagers. Dans les métiers de la propreté, les opérateurs œuvrent dans l’ombre pour un quotidien plus sain. À l’instar de la cérémonie de remise de diplômes de la propreté Ile-de-France, on pourrait multiplier les occasions de mettre davantage en lumière les hommes et les femmes de cette branche. La propreté est une branche professionnelle de plus en plus qualifiante, à chaque échelon. Ainsi, beaucoup d’agents accèdent à un poste de chef d’agence ou de chef d’entreprise. Encore beaucoup de métiers de la propreté souffrent d’une mauvaise image, alors qu’ils permettent de s’épanouir, de progresser et de bénéficier d’un ascenseur social positif.

Vous êtes élue d’un département rural, pouvez-vous nous en dresser le portrait économique et le poids que représente une branche comme celle de la propreté dans le tissu économique local ?

En Seine-Maritime, le nombre d’entreprises est de 128 302 (tous secteurs d’activité), ce qui en fait un bassin d’activité florissant dans lequel les 158 entreprises de propreté représentent 0,12 % du tissu économique et 9 737 emplois, un effectif plus important que celui du département de l’Eure.

Vous avez souhaité adresser au gouvernement une question écrite au sujet de la taxation des contrats courts. Quelle est votre opinion sur cette mesure ?

Le contrat court est une obligation pour les entreprises de propreté afin de gérer la masse salariale, de répondre aux offres ponctuelles de service, notamment par le remplacement des salariés absents sans pour autant dégrader le résultat économique de la société ni la mettre en péril.

Notre branche a, cette année encore, fait plusieurs propositions pour renforcer sa politique RSE. Que pouvez-vous nous dire sur ce sujet ?

La Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) constitue un véritable enjeu économique, environnemental et sociétal pour les entreprises. C’est un outil central dans la politique de gestion du personnel. À l’Assemblée nationale, je suis présidente du groupe d’études RSE. Il s’agit autant d’être en veille sur l’appropriation de la RSE par les entreprises, que de participer à une meilleure promotion, une meilleure connaissance auprès du monde entrepreneurial de cette notion de responsabilité sociétale mais également territoriale. À ce titre, je ne peux qu’encourager vivement la Branche propreté à adopter ces propositions visant à étoffer sa politique RSE.

La RSE s’avère nécessaire pour se démarquer de ses concurrents, innover, réduire ses risques, fédérer ses collaborateurs autour d’un projet porteur de sens, améliorer l’image de son entreprise, attirer de nouveaux talents et travailler sur la confiance des partenaires. Installer une démarche RSE au cœur de la stratégie d’entreprise permet la prise en compte des enjeux du développement durable. En ma qualité de membre de la Commission développement durable et aménagement du territoire, la RSE est donc un sujet important.