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Propreté : salaires, prime et indemnité ; « on ne donne que ce que l’on a »

Propreté : salaires, prime et indemnité ; « on ne donne que ce que l’on a »

La Fédération des Entreprises de Propreté de l’Hygiène et des Services Associés (FEP), les partenaires sociaux et les représentants des clients publics et privés se sont réunis lors de la Conférence de Progrès du 8 septembre 2021 à Paris. L’occasion pour la FEP de revenir sur les différentes revalorisations salariales sectorielles récemment actées.

La signature de la déclaration commune des partenaires sociaux (CGT et FO) est venue, une nouvelle fois, souligner la maturité, la responsabilité et la continuité du dialogue social de la branche qui permet, depuis plusieurs années, d’acter des avancées sociales progressives et significatives dans un contexte difficile, marqué par les conséquences de la crise sanitaire et économique.

Pour l’année 2021, les minima de branche ne sont pas dépassés par la revalorisation du SMIC au 1er octobre et restent supérieurs.

Pour l’année 2022, le résultat des négociations sur les rémunérations a abouti à la signature, le 23 juillet 2021, de trois accords en faveur de la revalorisation des salariés :

- le premier, sur la grille de salaires pour 2022 (revenus minima hiérarchiques), acte une revalorisation de +1,6% au 1er janvier ou +1,7% au 1er février, en fonction de la date de publication de l’arrêté d’extension au Journal Officiel (cette deuxième grille ayant pour objet de conserver, pour le salarié, le gain de la revalorisation actée si le délai d’extension tardait) ;

- le deuxième, sur la prime annuelle, augmente le montant pour 2022, de sorte que le salarié bénéficiera entre l’année 2021 et l’année 2022 d’une augmentation de +28,5% ;

- le troisième, sur l’indemnité de transport conventionnelle, est un accord unanime qui réévalue de +9,09% le taux applicable qui passe de 5,5 minimum garanti (MG) en 2021 à 6 MG en 2022.

Ces trois accords signés s’inscrivent, au moment de leur signature, pleinement dans l’esprit d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés de la propreté.

La conjoncture économique ayant depuis évolué et afin de prévenir ce type de situation, les partenaires sociaux ont intégré une clause invitant les parties à se réunir à nouveau lorsque l'indice publié par l'Insee, par rapport au dernier indice connu lors de la dernière négociation (juillet), s'avère supérieur au pourcentage d'augmentation des RMH retenu.

En conséquence, les négociations reprennent en octobre avec les partenaires sociaux.

Toute revalorisation, certes souhaitable, est conditionnée à la revalorisation des prix des prestations et donc des contrats avec les clients. Une injonction paradoxale quand on sait que la tendance des donneurs d’ordres publics et privés est à la course au moins-disant en termes de qualité de prestation.

Dans ce contexte, le donneur d’ordre public, qui représente 25% du chiffre d’affaires du secteur, doit constituer un vrai moteur de changement, en montrant l’exemple afin d’enclencher un cycle vertueux.

C’est tout le sens donné à la Conférence de Progrès du 8 septembre dernier avec notamment la signature de la Charte d’engagements des principaux réseaux de clients et d’acheteurs que sont le CNA et l’ARSEG pour changer la donne en faveur d’un achat de propreté plus efficace et responsable.