Désinfection raisonnée : l’expertise est dans les entreprises de propreté

La nouvelle réglementation qui imposera au 1er janvier 2025 aux décideurs et acquéreurs de produits de désinfection d’être titulaire d’un certibiocide désinfectant est une opportunité pour notre profession de renforcer et démontrer son savoir-faire et son expertise.

Pendant la crise sanitaire, le recours à la désinfection a permis la continuité de l’activité et a été fortement promu dans les protocoles publiés par le gouvernement. La forte utilisation de ce type de produits pose cependant des problèmes sur les moyens et longs termes. Comme pour les antibiotiques, la désinfection ne doit pas être automatique. Il est nécessaire de limiter la dispersion dans l’environnement de ces produits qui peuvent entraîner des déséquilibres des écosystèmes ainsi que l’apparition de phénomènes de résistance. Afin de protéger la santé humaine, animale et environnementale, il est nécessaire de s’inscrire dans une démarche d’usage raisonné des désinfectants.


Oui mais, force est de constater les clients, autre que les établissements de santé et des industrie agro-alimentaires qui appliquent des protocoles écrit par des hygiénistes, n’ont pas toujours une approche rationnelle. Certains exigent une désinfection systématique des sols aux plafond, d’autres y sont fortement opposés. 


Du côté des entreprises, les collaborateurs peuvent manquer aussi un peu de connaissance sur le sujet. Ivan Pion Goureau, dirigeant de la société A2C Services (13) rapporte « Dans beaucoup de situations, les agents qui nettoient les points de contacts ne savent pas s’ils utilisent un détergent ou un désinfectant, or souvent un détergent associé à l’action mécanique de nettoyage suffit. »


Le Fare Propreté, en partenariat avec l’INHNI, propose ainsi la formation en distanciel : Désinfection raisonnée, Devenez un expert et obtenez votre certibiocide désinfectant. Prise en charge à 100% pour les entreprises à jour de leurs cotisations au Fare Propreté, ce dispositif intègre le certibiocide désinfectant selon les modalités prévues par la réglementation et le complète à l'aide des modules supplémentaires qui permettent à chaque participant d’acquérir des connaissances et compétences pour parfaire son expertise et proposer aux clients une désinfection plus raisonnée.

Ivan Pion Goureau, qui a suivi la première session de cette formation explique « L’information la plus importante, c’est que les virus enveloppés et responsables des principales maladies manuportées comme le rhume banal, la grippe et même le covid ont une membrane lipidique qui est détruite par la détergence et de ce fait l’utilisation d’un désinfectant n’est pas nécessaire. » Si les notions abordées de microbiologie peuvent faire peur, il ajoute « En fait, la microbiologie, c’est simple. La formation, basée sur des références médicales et scientifiques nous fait prendre conscience qu’au niveau des entreprises de propreté, on a tout à gagner à acquérir et diffuser ce savoir, tant envers nos clients que nos collaborateurs. A partir de ce moment-là, nous serons en capacité de convaincre et d’être pris au sérieux sur ce sujet. »