Retrouvez toutes les réponses aux questions que vous pouvez vous poser concernant les aspects fiscaux, commerciaux ou de gestion.

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Créer et gérer mon entreprise

Créer et pérenniser mon entreprise

Oui. Même si la Cour de cassation n’exige pas de résolution distincte, lorsqu’une SARL envisage sa transformation en SAS, l’approbation du rapport sur la valeur des biens doit être expresse, sous peine de nullité de la transformation.

 

Pour ce faire, il convient de désigner un commissaire à la transformation chargé d’évaluer les biens de l’actif social et de mentionner explicitement son rapport dans la résolution de transformation.

Respecter les obligations de mon entreprise

Être Dirigeant de mon entreprise

Rédiger, réviser, mettre fin au contrat commercial

Gérer la fin de mon entreprise

Fiscalité de mon entreprise

Respecter les obligations comptables et fiscales

L’article 1366 du Code civil prévoit que « l'écrit électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégralité. »

Pour qu'une facture puisse être considérée comme une facture électronique, elle doit être établie, transmise, reçue et conservée dans des conditions garantissant son authenticité, son intégrité et sa lisibilité.

Les factures établies ou reçues sous forme électronique doivent être conservées sous cette forme pendant la durée légale de conservation. L'impression d'une facture électronique sur papier ne remplace pas la conservation du document électronique d'origine.

Les entreprises doivent être en mesure de présenter ces factures à l'administration fiscale en cas de contrôle et de démontrer leur authenticité ainsi que leur intégrité pendant toute la durée de conservation applicable.

En pratique

Les entreprises doivent veiller à :

  • conserver les factures électroniques dans leur format d'origine,
  • garantir leur lisibilité pendant toute la durée de conservation,
  • pouvoir retrouver et produire les documents à tout moment en cas de contrôle,
  • sécuriser l'accès aux archives et assurer leur conservation dans le temps.

Point de vigilance
Un changement de logiciel comptable, de solution de facturation, de plateforme de dématérialisation ou de prestataire informatique ne doit pas entraîner la perte des factures ou l'impossibilité d'y accéder.
Avant tout changement d'outil ou de prestataire, il est recommandé de vérifier :

  • les modalités d'export des données,
  • les conditions de récupération des archives,
  • les formats de restitution proposés,
  • la possibilité de consulter les documents après la fin du contrat.

A NOTER

La conservation d'une facture ne se limite pas à son stockage.
L'entreprise doit rester capable de retrouver, consulter et produire le document plusieurs années après son émission ou sa réception.
Avec le développement de la facturation électronique, il est donc particulièrement important de s'assurer que les documents demeurent accessibles, lisibles et exploitables dans le temps.

Pour aller plus loin
Consultez également la page Facturation électronique ainsi que les informations relatives aux modalités d'archivage et de conservation des documents électroniques.

Faire face aux contrôles et au contentieux fiscal

Le contribuable a la possibilité de demander la saisine de l'interlocuteur départemental immédiatement après son entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, sans avoir à attendre une prise de position officielle de ce dernier.

Lors d'un contrôle fiscal, un contribuable qui conteste le redressement envisagé peut solliciter un entretien avec les supérieurs hiérarchiques du vérificateur. En cas de désaccord persistant, il peut faire appel à l'interlocuteur départemental avant la mise en recouvrement du redressement. Ce double recours hiérarchique est un droit garanti par la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.
Cependant, dans une affaire récente, une société avait demandé l'annulation d'un redressement faute d'avoir pu saisir l'interlocuteur départemental dans les délais impartis. En effet, la société avait rencontré le supérieur hiérarchique du vérificateur le 28 novembre 2017, mais n'avait reçu la confirmation du redressement qu'après le délai légal pour solliciter l'interlocuteur départemental.
Le Conseil d'État a toutefois estimé que le supérieur hiérarchique n'était pas tenu de prendre une position formelle à l'issue de l'entretien avec le contribuable. Par conséquent, en l'absence de réponse, le désaccord avec l'administration fiscale est présumé persister. Ainsi, la société aurait pu demander la saisine de l'interlocuteur départemental dès la fin de son entretien avec le supérieur hiérarchique. Dans cette affaire, elle a bénéficié d'un délai raisonnable de 17 jours pour faire appel à l'interlocuteur départemental, avant la mise en recouvrement du redressement.
Il est donc important pour les contribuables de savoir qu'ils peuvent demander la saisine de l'interlocuteur départemental dès la fin de leur entretien avec le supérieur hiérarchique, sans attendre une position formelle de ce dernier. Cela leur évitera tout risque de délai et garantira ainsi leur droit à un double recours hiérarchique en cas de désaccord avec l'administration fiscale.


Conseil d’État, 10 mars 2023, n° 464123

L’inaction d'une entreprise sur une brève période peut constituer une opposition au contrôle fiscal, entraînant une imposition d'office. Les juges ont récemment confirmé cette notion.

Dans un cas récent, une SARL avait demandé le report d'un contrôle fiscal en raison de l'absence de comptabilité pour 2013. Malgré une période de seulement 10 jours entre deux correspondances du fisc, les juges ont validé l'imposition d'office pour opposition au contrôle fiscal, assortie d'une majoration de 100 %.

Dans cette situation, la société n’a pas répondu à la demande du fisc de fixer une nouvelle date, entraînant l’émission d’un procès-verbal pour opposition au contrôle fiscal. Pour aller plus loin : Conseil d'État le 23 décembre 2022 (n° 466427) et la Cour administrative d'appel de Nancy le 9 juin 2022 (n° 20NC03697).

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