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Créer et gérer mon entreprise

Créer et pérenniser mon entreprise

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Pacte, le domaine des annonces légales a connu de nombreuses évolutions. Comme l’année passée, l’arrêté du 16 décembre 2024 vient modifier l’arrêté du 19 novembre 2021 relatif à la tarification et aux modalités de publication des annonces judiciaires et légales.

 

Découvrez ci-après les nouveaux tarifs :

  • 0,237 € à Paris et dans les départements franciliens de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne),
  • 0,225 € dans les départements du Nord, du Pas-de-Calais dans les Yvelines, le Val-d’Oise, la Seine-et-Marne et l’Essonne,
  • 0,204 € dans l’Eure et la Seine-Maritime,
  • 0,193 € dans l’Aisne, l’Oise, la Somme, l’Ardèche, les Ardennes, la Drôme, l’Isère, le Rhône et l’Yonne,
  • 0,208 € à la Réunion et à Mayotte,
  • 0,183 € en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, et à Wallis-et-Futuna,
  • 0,187 € dans les autres départements.

 

Les tarifs forfaitaires connaissent également une légère évolution. Pour rappel, le tarif forfaitaire dépend de la forme de la société et de la procédure mise en place.


Pour 2025, les tarifs au forfait sont les suivants :

Forme de la sociétéTarif applicable à la
Réunion et à Mayotte
Tarif applicable dans les départements (sauf la Réunion et Mayotte)
Société anonyme (SA)462 €395 €
Société par actions simplifiée (SAS)231 €197 €
Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU)165 €141 €
Société en nom collectif (SNC)257 €218 €
Société à responsabilité limitée (SARL)171 €147 €
Société à responsabilité unipersonnelle (EURL)146 €123 €
Société civile (à l’exception des sociétés civiles à objet immobilier)260 €220 €
Société civile immobilière (SCI)221 €189 €
Tarif des annonces légales pour la constitution de sociétés en 2025

 

 

Forme de la sociétéTarif applicable à la
Réunion et à Mayotte
Tarif applicable dans les départements (sauf la Réunion et Mayotte)
Acte de nomination des liquidateurs 179 €152 €
Avis de clôture de la liquidation 182 €110 €
Annonces légales relatives aux jugements d’ouverture des procédures collectives 77 €65 €
Annonces légales relatives aux jugements de clôture des procédures collectives 42 €36 €
Tarif des annonces légales pour la liquidation de société et aux procédures collectives en 2025

Depuis le 16 octobre 2023, le dépôt de formulaires papier n'est plus accepté, sauf pour :

  • les modifications ou cessations d’entreprises étrangères,
  • les créations d’associations immatriculées au RCS.

 

Aussi, vous devez réaliser l’ensemble des démarches sur le site du Guichet unique. Un tableau résumant les modalités de dépôt possibles selon les types de formalités a été mis en ligne dans la FAQ du guichet unique.

De sa création à son développement, la vie de votre entreprise sera rythmée par vos prises de décisions juridiques qui peuvent donner lieu à la modification de ses statuts. Dans ce cadre, vous devrez respecter une procédure stricte prévue par l'administration.


Les statuts déposés lors de la création de votre société comprennent un certain nombre d’informations obligatoires qui permettent de définir la nature de votre activité et ses moyens de fonctionnement :

  • sa dénomination sociale,
  • sa forme juridique,
  • l'adresse de son siège social,
  • les apports de chaque associé ou actionnaire,
  • le montant du capital social,
  • l'objet c'est à dire la synthèse des activités principales de la société,
  • sa durée de vie.

 

A cela, s’ajoutent des informations complémentaires telles que :

  • les règles de prise de décision des principaux organes de la société,
  • la répartition des parts sociales entre les associés,
  • la désignation du gérant, président, directeur général, etc…

 

Pour effectuer la modification des statuts de votre société tout dépendra de sa forme juridique et de la nature des modifications que vous souhaitez faire. Souvent, ces modalités requièrent un accord unanime des associés ou des actionnaires pour acter la décision, en voici quelques exemples :

  • SARL créée après le 4 août 2005 : Majorité des 2/3 des parts sociales des associés présents
  • Société anonyme (SA) : Quorum de 2/3 des voix des actionnaires présents. Unanimité requise pour l’augmentation de leur engagement ou le changement de nationalité de la société
  • Société en nom collectif (SNC) : Unanimité requise
  • Société par actions simplifiée (SAS) : Conditions de modifications spécifiées dans les statuts
  • Société civile : Conditions de modifications spécifiées dans les statuts, à défaut, l’unanimité est requise

 

En fonction du changement apporté à vos statuts, vous devrez accomplir des démarches administratives telles que :

  • la publication d’une annonce légale,
  • l'inscription du changement au registre du commerce et des sociétés (RCS) et/ou dépôt au greffe du tribunal de commerce,
  • la publication au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc).

 

Oui. Même si la Cour de cassation n’exige pas de résolution distincte, lorsqu’une SARL envisage sa transformation en SAS, l’approbation du rapport sur la valeur des biens doit être expresse, sous peine de nullité de la transformation.

 

Pour ce faire, il convient de désigner un commissaire à la transformation chargé d’évaluer les biens de l’actif social et de mentionner explicitement son rapport dans la résolution de transformation.

Par un récent arrêt rendu le 21 juin 2023, n° 12-23.888, la Cour de cassation a rappelé un principe important selon lequel un associé d’une société par actions simplifiée (SAS) n’est pas tenu de plein droit à une obligation de non-concurrence.

Dans les faits, un des associés minoritaires d’une SAS avait créé, avec deux autres personnes, une société exerçant une activité concurrente à celle au sein de laquelle il était associé. Il a ensuite pris contact avec l’un des clients de la SAS et a mené des négociations, tenues secrètes, lui permettant d’obtenir le marché. 

Mais la Cour de cassation refuse de donner droit à l’associé majoritaire évincé en considérant qu’il n’est pas interdit, par principe, à un associé de d’exercer des activités concurrentes à celle de la société dont il est associé minoritaire. 

A la suite de la perte du marché, l’associé majoritaire de la SAS assigne l’associé minoritaire en paiement des dommages et intérêts pour cause d’actes de concurrence déloyale. 

En effet, et sauf engagement conventionnel, l’associé d’une SAS n’est, en cette qualité, tenu ni de s’abstenir d’exercer une activité concurrente de celle de la société ni d’informer celle-ci d’une telle activité. 

Pensez donc à prévoir une clause de non-concurrence au sein de vos actes statutaires ! 

Il est parfaitement possible et fortement recommandé d’insérer dans les statuts des clauses destinées à régir le transfert des actions à des tiers.

Ainsi, il est possible de prévoir que le transfert sera subordonné à l’agrément préalable des associés (selon des conditions de majorité à définir) et/ou encore que le transfert ne pourra intervenir valablement qu’à défaut d’exercice par les autres associés de leur droit de préemption.

 

De telles clauses doivent être prévues statutairement ou, s’il y a lieu, aux termes d’un pacte d’associés.

Les informations structurelles et événementielles d'une entreprise sont des ressources clés pour vérifier sa solvabilité. Voici comment les trouver :

 

1.    Comment se renseigner sur l'existence juridique d'une entreprise ?

 

Sirene
L'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) met à disposition deux outils permettant d'accéder aux informations officielles sur la situation d'entreprises :
La plateforme avis-situation-sirene.insee.fr permet de générer les avis de situations d'un établissement.
La base sirene.fr est en partie alimentée par les informations transmises à l'Insee par les centres de formalités des entreprises suite aux démarches obligatoires que doivent effectuer les sociétés. Ainsi, sirene.fr regroupe les immatriculations, radiations et modifications au répertoire des entreprises. Elle permet aussi de créer des listes d'établissements par critère afin de les comparer.


Infogreffe
Le site Infogreffe permet de consulter gratuitement le statut et les actes d'une entreprise, ainsi que ses chiffres clés. D'autres ressources payantes peuvent être commandées, comme : l'extrait kbis, l'inscription de privilèges et de nantissements, les comptes annuels détaillés et l'historique des événements significatifs.


Répertoire national des métiers
Le registre public des entreprises artisanales tenu par les chambres de métiers et de l’artisanat, regroupe les entreprises artisanales enregistrées au Répertoire des métiers. On peut y trouver notamment les dates d'immatriculation ou de radiation.


L’Annuaire des Entreprises
La plateforme annuaire-entreprises.data.gouv.fr regroupe des données ouvertes issues de la base Sirene de l'Insee, du Registre national du commerce et des sociétés (RNCS) et du Répertoire national des métiers (RNM).

 

 

2.    Où trouver les publications légales d'une entreprise ?

 

Info-financière
Le site Info-financière.fr répertorie les informations réglementées concernant la vie des entreprises cotées en Bourse : rapports financiers, informations boursières et actionnariales, etc. Les informations proposées sont issues des ressources de l'Autorité des marchés financiers (AMF).


AMF - Autorité des marchés financiers
L'AMF peut sanctionner les sociétés qui auraient des pratiques contraires aux lois et règlements de son champ de compétence. L'ensemble des décisions de la commission de sanction de l'AMF est disponible sur son site.


Bodacc - Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales
Le Bodacc contient certaines annonces officielles concernant les entreprises, les associations ou les marchés publics. Plus précisément, il publie les actes enregistrés au registre du commerce (depuis le 1er janvier 2008), les ventes et cessions, les immatriculations, les créations d'établissements, les modifications et radiations de personnes physiques ou morales inscrites au registre du commerce et des sociétés, les procédures collectives et les avis de dépôt des comptes des sociétés.
Aussi, la plateforme permet de créer des alertes pour suivre les nouvelles ressources disponibles concernant une entreprise.


PPLE - Portail de la publicité légale des entreprises
La plateforme pple.fr s'appuie sur les jeux de données de l'Insee pour regrouper les publications du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales Bodacc , les inscriptions et documents enregistrés et déposés aux registres du commerce et des sociétés disponibles sur le site Infogreffe et les annonces publiées dans les journaux d’annonces légales et consultables sur la plateforme Actulégales.


Balo - Bulletin des annonces légales obligatoires
La page Balo du site du Journal officiel contient les annonces des entreprises qui ont fait publiquement appel à l'épargne et aux établissements bancaires et financiers. La page Balo permet de trouver les opérations financières, les avis de convocation aux assemblées générales, les comptes annuels d'entreprises.


Data INPI
L’INPI (Institut national de la propriété industrielle) centralise tous les comptes de SA et de SARL. La plateforme Data INPI, regroupe les statuts, procès-verbaux d’assemblées générales, comptes annuels non confidentiels, immatriculations, modifications, radiations et les informations relatives aux bénéficiaires effectifs.

 

Respecter les obligations de mon entreprise

Être Dirigeant de mon entreprise

Rédiger, réviser, mettre fin au contrat commercial

Gérer la fin de mon entreprise

Fiscalité de mon entreprise

Respecter les obligations comptables et fiscales

Faire face aux contrôles et au contentieux fiscal

Le contribuable a la possibilité de demander la saisine de l'interlocuteur départemental immédiatement après son entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, sans avoir à attendre une prise de position officielle de ce dernier.

Lors d'un contrôle fiscal, un contribuable qui conteste le redressement envisagé peut solliciter un entretien avec les supérieurs hiérarchiques du vérificateur. En cas de désaccord persistant, il peut faire appel à l'interlocuteur départemental avant la mise en recouvrement du redressement. Ce double recours hiérarchique est un droit garanti par la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.
Cependant, dans une affaire récente, une société avait demandé l'annulation d'un redressement faute d'avoir pu saisir l'interlocuteur départemental dans les délais impartis. En effet, la société avait rencontré le supérieur hiérarchique du vérificateur le 28 novembre 2017, mais n'avait reçu la confirmation du redressement qu'après le délai légal pour solliciter l'interlocuteur départemental.
Le Conseil d'État a toutefois estimé que le supérieur hiérarchique n'était pas tenu de prendre une position formelle à l'issue de l'entretien avec le contribuable. Par conséquent, en l'absence de réponse, le désaccord avec l'administration fiscale est présumé persister. Ainsi, la société aurait pu demander la saisine de l'interlocuteur départemental dès la fin de son entretien avec le supérieur hiérarchique. Dans cette affaire, elle a bénéficié d'un délai raisonnable de 17 jours pour faire appel à l'interlocuteur départemental, avant la mise en recouvrement du redressement.
Il est donc important pour les contribuables de savoir qu'ils peuvent demander la saisine de l'interlocuteur départemental dès la fin de leur entretien avec le supérieur hiérarchique, sans attendre une position formelle de ce dernier. Cela leur évitera tout risque de délai et garantira ainsi leur droit à un double recours hiérarchique en cas de désaccord avec l'administration fiscale.


Conseil d’État, 10 mars 2023, n° 464123

L’inaction d'une entreprise sur une brève période peut constituer une opposition au contrôle fiscal, entraînant une imposition d'office. Les juges ont récemment confirmé cette notion.

Dans un cas récent, une SARL avait demandé le report d'un contrôle fiscal en raison de l'absence de comptabilité pour 2013. Malgré une période de seulement 10 jours entre deux correspondances du fisc, les juges ont validé l'imposition d'office pour opposition au contrôle fiscal, assortie d'une majoration de 100 %.

Dans cette situation, la société n’a pas répondu à la demande du fisc de fixer une nouvelle date, entraînant l’émission d’un procès-verbal pour opposition au contrôle fiscal. Pour aller plus loin : Conseil d'État le 23 décembre 2022 (n° 466427) et la Cour administrative d'appel de Nancy le 9 juin 2022 (n° 20NC03697).

TVA

Le remboursement du crédit de TVA dépend du régime d’imposition de l’entreprise.

 

  • Pour les entreprises soumises au régime réel normal d’imposition à la TVA et qui effectuent mensuellement ou trimestriellement une déclaration de TVA, elles peuvent demander le remboursement si le crédit excède 760€. Celles dont le montant de TVA exigible pendant l’année est inférieur à 15 000 € et qui établissent leur déclaration de TVA annuellement peuvent demander le remboursement pour un minimum de 150 €.

 

  • Pour les entreprises soumises au régime réel simplifié d’imposition, elles peuvent demander le remboursement si le crédit atteint le seuil minimum de 150 €. Elles peuvent aussi demander le remboursement lorsqu’elles versent l’un des deux acomptes semestriels de TVA, mais la demande doit être au moins de 760 € et la TVA remboursée doit provenir de l’achat de biens immobilisés. Dans ce cas, des factures doivent être fournies pour justifier la demande.

Lorsqu’une entreprise paie plus de TVA qu’elle n’en doit, elle peut obtenir « un crédit de TVA ». Elle peut alors utiliser ce crédit de deux manières : soit en le gardant pour les périodes fiscales suivantes, soit en demandant à être remboursée de tout ou partie du crédit mais cela dépend de certains seuils.

 

Si votre entreprise est nouvelle et que vous n’avez pas encore vendu ou réalisé des prestations ou facturé de la TVA, vous pouvez également demander le remboursement de TVA que vous avez payée sur les achats engagés pour le lancement de votre activité. Les micro-entreprises ont une option différente. Si leur chiffre d’affaires ne dépasse pas un certain seuil, elles peuvent ne pas avoir à payer de TVA sur les ventes ou les prestations réalisées. Mais dans ce cas, elles ne peuvent donc pas déduire la TVA payée sur leurs achats réalisés dans le cadre de leur activité professionnelle.