La filière REP des emballages professionnels devient pleinement opérationnelle le 1er juillet 2026. Elle concerne toutes les entreprises qui mettent sur le marché des produits emballés à destination d’autres professionnels. Celle-ci vient regrouper les anciennes filières emballages de la restauration et emballages industriels et commerciaux, pour devenir un cadre unique pour tous les emballages professionnels.
3 grandes catégories d’emballages sont concernées
Les emballages de vente ou primaires
Ces emballages servent à rassembler plusieurs unités de vente afin de faciliter leur transport ou leur stockage avant la vente au détail : cartons de groupage, caisses en bois ou encore film étirable maintenant plusieurs articles ensemble.
Les emballages de vente ou primaires
Il s’agit des emballages en contact direct avec le produit commercialisé : boîtes métalliques de conserve, sacs plastique pour denrées alimentaires, flacons de produits chimiques ou encore caisses en carton. Les entreprises qui fabriquent ou revendent ces produits emballés doivent les déclarer.
Les emballages de transport
Ces emballages sont destinés uniquement à la manutention et au transport des marchandises, comme les palettes en bois, les grands sacs pour matériaux en vrac ou encore les housses de protection.
Quelles obligations pour les entreprises "metteurs en marché" ?
Les entreprises mettant sur le marché ce type d’emballage devront, dès juillet 2026 :
- adhérer à un éco-organisme agréé (Citéo Pro ou Twiice),
- déclarer les volumes d’emballages mis sur le marché,
- payer une éco-contribution,
- assurer la traçabilité des flux.
Quel est l’impact de cette REP pour mon entreprise de propreté ?
L’impact de cette REP est indirect mais structurant : elle n’impose pas aux entreprises de propreté d’obligations de “producteur”, mais elle transforme profondément leurs pratiques, leurs responsabilités opérationnelles et leur positionnement sur le marché.
1. Un renforcement du tri et de la gestion des flux
Avec la REP, les entreprises qui mettent des emballages sur le marché doivent financer et organiser leur collecte et leur traitement. Ainsi, les entreprises utilisatrices de ces emballages doivent mieux trier et tracer ces déchets.
2. Une montée en exigences de la part des clients
Les entreprises soumises à la REP vont se tourner vers leurs prestataires (dont la propreté) pour garantir la conformité et apporter des solutions opérationnelles. L’entreprise de propreté devient ainsi un maillon de conformité réglementaire et peut assister son client dans la création de procédures de tri claires, le suivi des flux et la remontée d’informations.
3. De nouvelles responsabilités opérationnelles
La performance du système REP repose sur la qualité du tri en amont. Ainsi, même sans obligation juridique directe de REP, les entreprises de propreté pourront apporter une véritable valeur ajoutée dans la gestion des flux de déchets.
