Le handicap moteur représente l’image collective même du handicap, avec cette représentation très ancrée de la personne en fauteuil roulant. Pourtant, il recouvre différentes réalités qu’il est important de mieux découvrir, d’autant que le handicap moteur est le plus répandu.

Cette boîte à outils a pour objectif  de vous aider à : 

• Appréhender les principaux troubles moteurs

• Comprendre les principaux besoins de compensation techniques ou via l’accessibilité

• Accompagner l'intégration ou le maitien en emploir des salariés concernés

Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont des troubles de l'appareil locomoteur pour lesquels l'activité professionnelle peut jouer un rôle dans le déclenchement, le maintien ou l'aggravation. Les TMS affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs, c’est-à-dire les tissus mous. Ils surviennent quand les contraintes subies par les tissus sont trop fortes et vont au-delà des capacités physiques en l’absence de récupération suffisante. Ils s'expriment par de la douleur mais aussi par de la raideur, de la maladresse ou une perte de force. Quelle que soit leur localisation, les TMS peuvent devenir irréversibles et entraîner un handicap durable. Selon l’Agefiph, les TMS et les lombalgies sont les causes les plus fréquentes du handicap moteur.


Le schéma montre que les TMS concernent presque exclusivement les membres supérieurs : tendinopathie, syndrome du canal carpien au poignet, épicondylite au coude en sont quelques exemples.

Dans le secteur de la Propreté, les statistiques professionnelles relèvent une élévation importante du nombre de maladies professionnelles dont 97% sont des TMS. Plus de 50% des effectifs ont plus de 40 ans et cette part est en augmentation, avec pour conséquence un risque accru de TMS.
Prévenir ce risque professionnel constitue un enjeu social et économique fort pour la profession au regard des conséquences humaines graves qu’il entraîne pour les salariés et des coûts directs et indirects importants qu’ils génèrent pour les entreprises.