Aidance et parentalité : un enjeu clé pour les entreprises de propreté
Près de 4 millions de salariés accompagnent régulièrement un proche en situation de dépendance, de maladie ou de handicap. Un chiffre en constante progression : selon l’OCIRP*, 1 salarié sur 4 pourrait être aidant à l’horizon 2030. Face au vieillissement de la population et à l’évolution des structures familiales, les entreprises sont de plus en plus amenées à intégrer cette réalité dans leurs politiques de ressources humaines.
Un défi particulièrement prégnant dans le secteur de la propreté
Les entreprises de propreté sont directement impactées par ces enjeux d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. En effet, les exigences opérationnelles liées aux spécificités du secteur, comme la continuité de service, la mobilité géographique ou les horaires coupés, peuvent rendre encore plus complexe l’organisation quotidienne des salariés œuvrant qui assument des responsabilités familiales, qu’il s’agisse d’aidance ou de parentalité.
Dans un secteur confronté à des défis importants d’organisation du travail, de recrutement et de stabilité des effectifs, agir sur ces sujets est devenu stratégique. D’après l’Observatoire OCIRP*, une meilleure prise en compte des salariés aidants favorise à la fois le bien-être des équipes et l’efficacité des organisations. Le baromètre OCIRP/Viavoice 2023 révèle ainsi que 81 % des directeurs des ressources humaines considèrent le soutien aux aidants comme un facteur de performance et 90 % estiment qu’il doit pleinement s’inscrire dans les démarches de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
La parentalité, un levier d’égalité professionnelle
La parentalité s’inscrit dans cette même dynamique. Les travaux de l’ORSE** soulignent son rôle central dans la promotion de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et invitent les organisations à adapter leurs pratiques en matière d’organisation du travail, de gestion des carrières et de services facilitant le quotidien des salariés parents.
