Résultats du baromètre de conjoncture économique du 2nd trimestre 2026
Dans un contexte économique très difficile, le baromètre de l'activité du secteur au 2ème trimestre 2026 montre une certaine résistance du secteur de la propreté. L'inquiétude des dirigeants concernant l'évolution de l'activité d'ici la fin de l'année et la santé financière des entreprises reste néanmoins assez élevée.
L’activité reste dynamique au deuxième trimestre 2026 : la tendance sur 12 mois glissant est à +2,9% fin juin (contre 2,6% fin mars 2026), alors que l’économie française est à l’arrêt, avec une croissance de 0% au deuxième trimestre. La croissance est plus soutenue pour les entreprises de moins de 1M€ de CA et les grandes entreprises de plus de 20 M€ CA.
Malgré une amélioration, les indicateurs financiers restent mal orientés :
- Les retards et défauts de paiements présentent toujours un solde d’opinion négatif, mais en forte décrue par rapport à 2025. Le problème spécifique des délais de paiement dans le secteur hospitalier contribue en grande partie à cette perception et reste toujours important, même si nos actions auprès des pouvoirs publics ont commencé à porter leurs fruits cet été pour les cas les plus graves. Il ne faut pas que cette situation devienne structurelle.
- Les perceptions sur la situation de la trésorerie se redressent également, mais restent nettement négatives par rapport à l’année dernière.
- Le solde d’opinion négatif sur les marges chute fortement, à son plus bas niveau depuis fin 2024.
- Les effectifs poursuivent leur progression mais la tendance annuelle (+1,4%) se tasse par rapport à l’année dernière.
Les anticipations d’activité pour le T3 restent négatives, même si le pessimisme s’est atténué par rapport au début de l’année (solde d’opinion négative -7 contre -10 au début de l’année). Les intentions de recrutement se relèvent et repassent très légèrement en positif (+1).
La hausse des coûts (62% des répondants), la difficulté à revaloriser les prix (52% des répondants) et la trésorerie (34% des répondants) sont les trois principaux sujets d’inquiétude.
Les prévisions pour le reste de l’année sont extrêmement difficiles compte tenu des tensions géopolitiques. L’inflation s’est redressée en juillet (+2,1% en rythme annuel). L’Insee maintient néanmoins sa prévision d’une inflation à 2% pour l’année 2026, ce qui devrait conduire à une hausse nulle ou très faible du SMIC en janvier 2027. Une résurgence des tensions inflationnistes n’est cependant pas à exclure. Les prévisions de croissance pour l’année 2026 ont été révisées à +0,5% (contre 0,9% en mars dernier).
