Contrôle fiscal 2025 : un ciblage renforcé des entreprises et une généralisation des outils numériques
Dans un contexte de numérisation accrue des méthodes de l’administration, le bilan du contrôle fiscal 2025 confirme un renforcement marqué des contrôles visant les entreprises. Les rappels d’impôts et pénalités notifiés atteignent 17,1 milliards d’euros, dont 11,4 milliards effectivement recouvrés, en progression par rapport à l’année précédente.
Les contrôles fiscaux externes, qui portent principalement sur les entreprises (vérifications de comptabilité), concentrent l’essentiel des montants en jeu, avec près de 9,8 milliards d’euros de droits notifiés. Cette évolution traduit un ciblage plus fin des dossiers à fort enjeu financier, sans augmentation massive du nombre de contrôles.
Les contrôles sur pièces, fondés sur l’analyse des déclarations fiscales, des données comptables et des informations transmises par les tiers, demeurent à un niveau élevé, représentant environ 7,3 milliards d’euros de droits notifiés. Ces contrôles concernent directement les entreprises, y compris en l’absence de contrôle sur place.
Un point d’attention particulier porte sur les remboursements de crédits d’impôt et de taxes, notamment les crédits de TVA. En 2025, les montants contrôlés à ce titre atteignent 8,4 milliards d’euros, illustrant un durcissement de l’examen des demandes de restitution, y compris pour les entreprises de bonne foi.
Des méthodes de contrôle de plus en plus numériques
La sélection des dossiers professionnels repose désormais largement sur l’exploitation des données : les outils d’analyse automatisée et l’intelligence artificielle interviennent dans plus d’un dossier professionnel sur deux. Cette approche permet à l’administration de détecter plus rapidement les incohérences comptables, les anomalies de TVA ou les schémas de fraude.
Dans cette logique, la généralisation de la facturation électronique à compter de 2026 est présentée comme un levier majeur pour fiabiliser les flux de facturation, renforcer le contrôle de la TVA et sécuriser les obligations déclaratives des entreprises conformes.
Pour les entreprises, en particulier celles générant des volumes importants de factures ou travaillant avec de multiples clients et donneurs d’ordre, ces évolutions renforcent la nécessité de :
- sécuriser les outils comptables et de facturation,
- fiabiliser les données transmises à l’administration,
- anticiper les contrôles, y compris sans vérification sur place.
Source : Bilan du contrôle fiscal 2025
